Affaire Coopec Solidarité / Le procureur Poyode, en toute probité, stoppe l’élan insurrectionnel de Godome et ses insurgés

Godome Déwouna ‘’chassé’’ de son bureau, remue ciel et terre… 
 Danigue Sylvain nommé pour assainir la Coopec solidarité
Le sursis du président Gamatho de la Cour suprême se révèle inefficace, sinon insuffisant pour éteindre ou suspendre le pouvoir légalement inattaquable du Conseil d’administration (CA) de Coopec Solidarité. Conscient de l’improductivité de la bataille judiciaire sur fond de corruption et de manipulation, Godome Déwouna, le directeur licitement licencié de Coopec Solidarité, yeux exorbités tel un lion qui défend contre les agresseurs sa proie incarcérée entre ses griffes, déplace le curseur de la lutte sur la spirale de violences orchestrées par ses affidés dont le collège des délégués. Objectifs visés, créer de la zizanie, porter atteinte à la stabilité de l’institution et reprendre le contrôle du gouvernail pour imposer son empire de pilleurs des fonds des pauvres épargnants. Fort heureusement, la justice, celle qui se met au-dessus de la mêlée pour dire le droit en toute probité, cette justice incarnée par des magistrats de la trempe de Poyode Essolissam, procureur de la République de son état, est là, pour jouer sa partition, et démythifier le prétendu soutien indéfectible des sommités de l’Etat, au nom duquel Godome et ses insurgés tentent de commettre des « crimes ». Le CA de Coopec Solidarité faisant parler son pouvoir en toute légalité, interdit Godome Déwouna d’accès à son bureau, et nomme l’expérimenté Danigue Sylvain pour une mission particulière.
Les membres de Coopec solidarité, à leur corps défendant, continuent de vivre les spectacles horripilants et terrifiants qu’impose le très sulfureux collège des délégués appuyé sur l’accoudoir de Godome Déwouna et du Syndicat des employés et cadres de banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (Synbank). Grèves, intimidations, menaces et voies de fait graves sur les premiers responsables, provocations, violation intentionnelle des décisions de l’autorité, bref, une forme d’insurrection est mise en branle à travers des scénarios répugnants et répréhensibles dans diverses agences de la Coopec Solidarité. De Klikame à Amoutive en passant par Totsi, les hommes de main du directeur licencié, parfois agissant comme sous l’effet de stupéfiants, opèrent comme des gangsters investis des pouvoirs de police de l’institution.

De la zizanie dans les agences

L’agence de Klikame reste le théâtre des grandes opérations de l’équipe des insurgés de Godome composée de Togbe Kossi Oboubé, chef d’agence Kagomé, Ketika Elom Kouami, chef comptable, Kpedenou Bernabé, chargé des moyens généraux, Anlangan Yaovi, employé sans portefeuille mis à la disposition du service administratif et juridique après des actes de malversation. Courant mois d’avril 2020, par trois fois, ce noyau se réclamant du collège des délégués, a fait irruption dans le bureau du directeur par intérim (DPI) de Coopec Solidarité, Ayao Tamakloe, le remplaçant de leur « chef de gang » licencié pour insubordination. Ils lui ont, entre autres, signifié qu’ils ne le reconnaissent pas comme directeur, intimé l’ordre de libérer son bureau et retourner à son ancien poste de chef d’agence de Totsi.

Le 16 avril, le président du Conseil de surveillance de la Coopec, pour une séance de travail, arrive au bureau du DPI qu’il retrouve au milieu de ses agresseurs. L’un des délégués, Ketika Elom Kouami le chasse du bureau, le couvrant d’insultes, allant même jusqu’à le pousser dans le dos. Le Conseil de surveillance est l’organe légalement et statutairement élu par les membres de la Coopec à l’Assemblée générale pour un mandat de 3 ans renouvelable, il a pour mission légale le contrôle des opérations et de la régularité des comptes de la Coopec. Les prérogatives des membres de ce conseil sont définies par la loi 2011-009 du 12/05/2011 portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). C’est bien à cette autorité que s’attaque le collège des délégués. En toute impunité.

Le 18 mai, dans la matinée, Togbe Kossi Oboubé, Ketika Elom Kouami, Anlangan Yaovi descendent à l’agence de Totsi pour imposer la stagiaire Kondo Sandrine, envoyée par une note de l’ex directeur Godome, et non admise par le chef d’agence par intérim Mevor kokou. Lors de leur passage, ils auraient intimé l’ordre à deux comptables de l’agence de ne pas exécuter quelconque ordre venant de Mevor Kokou, et de ne pas lui soumettre les pièces comptables ou autres documents pour signature. Raison évoquée, ils ne reconnaissent pas ce dernier comme chef d’agence par intérim. Un des comptables, déjà dans la journée du 15 mai, aurait opposé au chef d’agence, un refus de débloquer un dossier de crédit d’un montant de 15 millions régulièrement accordé par le nouveau Comité interne de crédit (CIC).

Entre-temps, Febron Kowu, gestionnaire de crédit à l’agence Totsi a vu son profil d’usager désactivé, c’est un code qui permet d’accéder à la base de données qui gère les opérations. Ces forfaitures qui visent à dégrader le climat de travail et à provoquer un trouble de fonctionnement de la Coopec, vont se multiplier et s’amplifier ; et ces délégués, dissimulés dans la tunique d’anges du mal acquis à la cause du directeur licencié, vont pousser le bouchon très loin, en allant rouer de coups dans son bureau Ametowoyona Leon, chef d’agence d’Amoutive.

Agression à Amoutive

Le renouvellement de stage à Madame Koudahin Akouvi, (proche de Koudahin, 1er conseiller du CA Coopec Solidarité) non accepté de droit par Ametowoyona Leon, parce que décidé par une note du directeur licencié, a mis en furie ses hommes de main (les délégués).  Ainsi donc Togbe Kossi Oboubé, Ketika Elom Kouami, Kpedenou Bernabé vont abandonner comme d’habitude leurs différents postes le 25 mai pour mener une opération commando à l’agence Amoutive. Là, ils s’introduisent de force dans le bureau d’Ametowoyona Leon, le soumettent à un interrogatoire musclé sur le sujet de la stagiaire Koudahin Akouvi, une partie qui va se terminer par une agression physique du maître des lieux.

 « J’ai conclu, en leur disant que ce sujet ne fait pas partie de leurs attributions. C’est dans cette discussion que le sieur Ketika est venu à côté de mon siège pour me prendre par le col et a commencé par me donner des coups de tête. Au même moment, Kpedenou Kossi m’a pris par derrière pour laisser Ketika me tordre le cou. Togbe Kossi, autre intervenant, m’a pris par la main. Le gestionnaire de portefeuille, M. Amegashee a, lui aussi, été violenté. », relate Ametowoyona Leon, encore sous le choc.
Celui-ci va  porter plainte au commissariat du 1er arrondissement. Là, le sulfureux trio va étaler indiscipline et défiance de l’autorité publique.

Un appel au trouble à l’ordre public

Les faits du 25 mai à Amoutivé qualifiés de « violences réciproques », ont été requalifiés au commissariat de « troubles à l’ordre public, incitation à la violence et violences réciproques ». Les trois commandos de l’opération ‘’agression du chef d’agence d’Amoutive’’ ont été gardés à vue. Depuis les locaux du commissariat, le commandant de l’opération, Ketika Elom Kouami, via des audios sur whatsapp, invite les employés de Coopec Solidarité à cesser le travail et à manifester le 29 mai devant le commissariat où ils sont détenus.
« J’en appelle à tout le personnel de Coopec Solidarité de se présenter ici demain devant le commissariat. Vous n’allez pas au bureau. Toute discussion que nous entamons, nous, collège des délégués, nous mettons pour le moment fin à ces discussions. Nous demandons à tout le personnel d’être uni et mobilisé derrière la cause que nous avons commencée depuis le 29 février… (sic)
 » , lance-t-il, solennellement. 
Ce même jour, les trois insurgés seront conduits devant le procureur de la République, Poyode Essolissam.

Un procureur ferme et probe

Connu pour sa fermeté, distingué et bien respecté pour son intégrité, Poyode Essolissam, de manière énergique, a tenu un discours fort qui remet les trois messieurs comparaissant devant lui dans leurs vraies bottes de délégués du personnel, qui ne sont autres que de simples employés, et non des employeurs, ni des élus investis de pouvoirs de contrôle ou de gestion de la Coopec. Le procureur s’est également adressé à la secrétaire générale de Synbank qui les accompagnait.

Cette dernière a l’impérieux devoir de s’impliquer autrement dans cette crise afin que le soutien de Synbank ne soit une prime aux violences et à la déstabilisation des institutions financières. Aussi bien le Code du travail que les lois et conventions internationales ne donnent tant de pouvoirs aux délégués du personnel comme ceux de Coopec Solidarité s’en donnent. Sur la question des prétendus soutiens des autorités, le procureur a tout simplement dégonflé ceux-là qui tentent de s’en prévaloir pour les brandir comme un quitus à poser des actes illicites.

En effet, Godome et les siens ont toujours crié, à tort, urbi et orbi qu’ils ont les soutiens des autorités comme, entre autres, Aboudou Assouma, président de la Cour constitutionnelle, des ministres comme, Sani Yaya, Yark Damehame, Gilbert Bawara et Pius Agbetomey. Ce qui justifierait toutes leurs entorses aux lois et la défiance des supérieurs hiérarchiques.
L’intervention du procureur de la République a le don de clarifier cette situation confuse, et rassurer les responsables de la Faîtière des Unités Coopératives d’Epargne et de Crédit du Togo (FUCEC – TOGO) et de la Coopec Solidarité.

 « Il y a lieu de clamer haut que nos inquiétudes et préjugés sont levés dans cette affaire de soutien des autorités. Le procureur de la République vient ainsi, en disant le droit qui n’encourage pas le désordre, de sauver la Fucec et la Coopec Solidarité d’un chaos programmé », lâche un dirigeant.

Le bureau de Godome scellé

Dans la journée d’hier mercredi, Godome Dewouna est interdit d’accès à son bureau jusqu’ici illégalement occupé depuis son licenciement le 27 février 2020. La serrure aurait été changée et la porte gardée par des agents de sécurité. L’homme aurait multiplié les initiatives, sollicitant la force publique et autres autorités, pour se faire rétablir dans ses droits, abrogés depuis. Aux dernières nouvelles, il tenterait de porter plainte. Curieuse démarche, dans un Etat de droit, d’un employé licencié.

Danigue Sylvain en mission

Danigue Sylvain, haut cadre de la Fucec, réputé pour sa rigueur et sa compétence, vient d’être officiellement missionné par le Conseil d’administration de la Coopec Solidarité pour assainir la gestion de la structure. Il a été présenté aux administrateurs de la Coopec hier. Une décision qui dénote du plein pouvoir du PCA Gabriel Legba-Mony, tenace et inébranlable devant la machine de répression et de défiance de Godome Déwouna dont l’attitude pousse à croire que la Coopec Solidarité serait devenue une propriété privée pour laquelle il serait prêt à tuer ou à verser son sang. En attendant d’éventuels scénarios, l’on peut constater déjà que les conditions d’un retour à la normale au niveau de la Coopec Solidarité se réunissent peu à peu. Aux dernières informations, tous les acteurs commanditaires de troubles et de la mauvaise publicité autour de la Fucec et de la Coopec Solidarité seraient dans le collimateur de la Commission bancaire de l’Umoa, puissant organe qui frappe sans pitié tous ceux qui font du bruit autour de l’argent dans les institutions financières de l’espace Umoa.

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