Guy Akpovy ou la gestion fructueuse des fonds de l’État, de la CAF et de la FIFA

Le football national est placé, depuis plus de quatre ans, sous une énorme injection d’efficacité et de transparence. Dans un nouvel élan de stridence patriotique, le gouverneur du football togolais, le colonel Guy Akpovy, a réussi à tourner la page des détournements des fonds de l’État, de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (FIFA), lesquels sont utilisés dorénavant pour actionner le développement et le rayonnement du football national. Après les travaux de réhabilitation et de pose de gazon synthétique des terrains régionaux (Atakpamé, Sokodé et Kara) suit, dans la foulée, la construction d’un bloc administratif et technique pour décongestionner les bureaux actuels et améliorer les conditions de travail des acteurs. Objectif principal visé, rendre la gouvernance du football plus performante. Ce projet d’extension et d’équipements du siège de la Fédération Togolaise de Football (FTF) s’inscrit dans le cadre du partenariat FIFA/ FTF au compte du programme Forward 1 et constitue une réponse au déficit d’infrastructures actuelles de la FTF.

Au siège de la FTF sis à Kegué, derrière le bâtiment central s’est installé depuis quelques semaines un nouvel édifice, majestueux joyau architectural si orgueilleux de sa splendeur et de sa grandeur. Il s’agit du bloc administratif et technique. Construit sur une surface totale de 640m², l’immeuble est un parallélépipède rectangulaire d’une surface commerciale de 1364 m² sur 3 niveaux. C’est un bâtiment de deux étages comportant une direction technique nationale; des bureaux pour les sélectionneurs nationaux; une boutique de vente d’articles et produits dérivés pour promouvoir l’image de la FTF et générer des revenus additionnels; un musée qui servira comme un levier éducatif et social; un café-restaurant qui non seulement servira de cantine pour le personnel mais servira à générer des revenus additionnels; un centre de documentation ; un auditorium pour les formations, les séminaires et conférences ; des cabines pour médias; des vestiaires et un ensemble de circulations.

C’est la première fois que la fédération nationale du Togo, fondée en 1960, affiliée à la FIFA depuis 1962 et membre de la CAF depuis 1963, réalise de telles performances sur le plan infrastructurel sur 14 présidences allant de 1960 à 2015-2016, passant par entre autres, Godfried Foli Ekue, Séyi Memene, Tata Adaglo Avlessi, Gabriel Mawulawoè Ameyi, et un certain Rock Balakiyem Gnassingbé dont l’évocation du nom rappelle la qualification du Togo à la Coupe du monde 2006. D’un coût global de 270 millions de francs CFA, le projet, brillamment exécuté par l’entreprise NAD BTP, va relever les défis de l’accroissement des performances administratives et financières, préalables au renouveau et à la performance sportive du football togolais au plan national et international, la performance sportive ne dépendant pas exclusivement des résultats réalisés sur le terrain.

Utilisation productive des fonds de la FIFA

La FIFA est à l’ère tolérance zéro pour les fédérations spécialisées dans les détournements des fonds destinés au développement du football, les gouvernements et les instances faîtières de cette discipline sont dorénavant très attachés à l’orthodoxie financière et ne laissent plus de brèches facilitatrices des crimes économiques. La FTF à l’ère Akpovy se distingue de la bonne manière dans le domaine de la gestion des fonds à elle allouée, renforçant sa crédibilité et sa fiabilité aux yeux de tous. « Il s’agit aussi pour la FTF d’optimiser l’utilisation des fonds mis à disposition par la FIFA, dans l’optique de développer des activités et de renforcer l’autonomie financière à moyen et long termes. » confie Dr Pierre Lamadokou, secrétaire général de la FTF.

Nécessité de l’extension du siège de la FTF
La construction de ce nouvel édifice répond, à en croire Dr Lamadokou, aux besoins présents et futurs du personnel d’appui, des élus et des acteurs du football à la base. Les bureaux actuels, en vérité, ne permettent pas d’offrir un bon cadre de travail au personnel. « Près d’une trentaine de personnes partagent 18 bureaux dans des conditions qui sont loin d’être optimales et propices à la performance. Au-delà du personnel, les élus n’ont pas d’espace de travail quand ils sont de passage à la fédération, dans le cadre de leur mission au sein des commissions », « explique Dobou Pafio, directeur des compétitions nationale et internationale. La Direction technique nationale, qui est supposée porter le développement du football national ne dispose que d’un seul bureau et n’a pas d’espace pour accueillir les futurs collaborateurs du directeur technique ainsi que les sélectionneurs nationaux ou encore le personnel médical. En plus, dans l’ancien immeuble, il n’y a qu’une seule salle de réunion pour le personnel et les acteurs. La volonté de l’équipe dirigeante « Nouvel Élan » de dynamiser le secteur du football passe non seulement par la multiplication des activités et des compétitions. Car de toute évidence, l’insuffisance des infrastructures et des équipements sportifs ralentit la progression du football, mais l’infrastructure n’est pas seulement sportive, il s’agit aussi de celle qui héberge « le gouvernement du football ». Celle existant, non seulement est exiguë, mais est loin de répondre aux besoins grandissants du football togolais avec ses nouvelles ambitions, d’où l’initiative de créer des conditions favorables en termes de bureaux et de matériels de travail à travers la concrétisation de ce projet infrastructurel.

Parfaite exécution du projet
L’exécution du projet a été confiée sans complaisance à l’entreprise NAD BTP, reconnue pour son excellence dans le domaine, et les travaux placés sous la supervision de Sara Consult, maître d’œuvre. Prévus pour durer 8 mois, les travaux ont été achevés avec quelques mois de retard. « Le Covid 19 et quelques problèmes administratifs avec la FIFA qui exigeait le titre propriété du terrain avant de continuer les payements des travaux. Ce qui fut fait. « , explique Sani Fousseni de Sara Consult. Celui-ci confirme par ailleurs que « les images réelles du projet sont identiques à la maquette de l’architecte. » Après la première pierre posée le 14 mai 2019, le bâtiment a été provisoirement réceptionné le vendredi 07 août 2020 au cours d’une cérémonie solennelle marquée par la présence du président Guy Akpovy entouré du secrétaire général Dr Lamadokou, des membres du Comex et du directeur technique de Nad BTP, Daro Nini Sadate.

Impacts du projet

Les impacts positifs de ce projet portent sur les externalités économiques et sociales, notamment sur l’emploi, et même sur la notoriété de la FTF. Sur l’emploi, en prévision de la gestion du café-restaurant, du musée, du centre de documentation, de la boutique d’articles, on peut estimer que le projet va générer une dizaine d’emplois, voire plus. À l’avenir, d’année en année, le nombre d’emplois créés pourrait augmenter significativement. Cette infrastructure répond clairement aux exigences de la FIFA en matière de recherche de revenus additionnels et d’autonomie financière. Sur la notoriété de la FTF, on peut affirmer avec force que la mise en service des diverses prestations de services (auditorium, salle de gym, centre de documentation) et les ventes des produits de la boutique d’articles de la FTF, les tickets d’accès au musée, devraient contribuer à faire progresser dans l’opinion, la notoriété de la FTF. Avec ce nouveau bloc prioritairement dédié à la Direction technique nationale, la FTF sera véritablement transformée en Maison des acteurs du football. Sur le plan de la cohésion, la mise en œuvre de ce projet va considérablement permettre de fédérer les acteurs, de développer des produits et services à l’endroit des acteurs du football et d’un large public.

Qu’en pensent les acteurs ?

Un tel projet, réalisé avec autant de perfection crée forcément l’unanimité. Dans l’opinion, des félicitations pleuvent sur le comité exécutif de la FTF.

« Les différents projets mis en exécution par le Comex sont à saluer. Une des faiblesses de la pratique du foot au Togo est la quasi inexistence des infrastructures modernes. Après les pelouses synthétiques sur différents stades du pays, la construction de ce bloc technique vient à point nommé. C’est une œuvre très importante que vient de réaliser le Comex et cela impactera positivement le mandat du bureau actuel. Cela va beaucoup aider à la modernisation du la pratique du football dans notre pays. Un siège administratif sans un site technique était une anomalie que le bureau du colonel Akpovy vient de corriger par la réalisation de cet ouvrage combien utile. », s’enthousiasme Belei Pybel, secrétaire général d’Asko de Kara.

Le président de l’AS OTR, André Degue, salue une « œuvre gigantesque », et formule une recommandation :

« En tant qu’acteur du football togolais je ne peux que me réjouir de la réalisation de cette œuvre gigantesque que constitue ce bloc technique au siège de la FTF. Cela va contribuer à la modernisation tant souhaitée pour le football au Togo. Il faut à présent que le Comité exécutif de la FTF fasse en sorte que les services qui vont s’y loger soient rapidement opérationnels. »

Jean Louis Koudjonou, entraîneur de foot et consultant sportif regrette le grand retard pris par le football togolais sur le chantier des infrastructures, mais se réjouit du nouveau jour qui se lève.

« C’est tardif, mais c’est bien, il faut toujours commencer un jour. Quand tu prends le Bénin, imagine le nombre de terrains synthétiques, au Togo, nous n’avons que les trois pelouses synthétiques réalisées par les soins du Comité exécutif d’Akpovy, en dehors du stade municipal et l’antre des Eperviers à Kégué. C’est dommage, les réalisations sont tardives, mais c’est déjà bien d’en avoir au moins cinq pour organiser les matchs. Avec 16 clubs en D1 et 20 en D2, on peut jouer certains matches le vendredi, d’autres le samedi et boucler la journée le dimanche si tant est que tous les matches doivent se jouer sur les terrains synthétiques. Et la fédération va faire l’accompagnement qui s’impose. Pour le bloc administratif et technique, moi je suis très content de cette réalisation, surtout quand tu fais la visite du local, tu sens que le travail est professionnel. Ce n’est pas encore l’idéal, mais je le répète, il faut commencer un jour. », souligne-t-il.

Les Togolais de la diaspora sont aussi admiratifs de ce qui se fait aujourd’hui à la FTF, particulièrement Erick Matchame, sapeur-pompier professionnel en France, lieutenant de son état, chef du groupement juridique, formations et sports, région zone nord des pays de Loire, également arbitre de football, grade fédéral 3.

« Avec le Colonel Guy Akpovy, la FTF est devenue le phénix qui renaît de ses cendres. La voie de la professionnalisation du football togolais devra passer par les infrastructures dont ce joyau concrétisé par la vision du président Akpovy sous l’égide du premier sportif, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Cet édifice qui va accorder une place de choix à la direction technique nationale, point d’ancrage du développement global du foot national, traduit l’engagement et la détermination de l’équipe Nouvel Elan à transformer en profondeur le football togolais. J’ai la conviction, en posant un regard sur les actions faites en seulement peu de temps, que ce comité exécutif présidé par Akpovy est porteur d’un projet de reconstruction du football national plus grand que ce majestueux bâtiment qu’est le bloc administratif et technique », s’émerveille-t-il.

Parole aux journalistes sportifs

Amedodji Blaise alias Blaisot Elso, DG Taxi Fm, l’un des vétérans de la presse sportive au Togo et en Afrique, résume toute son appréciation à deux mots :

 » Dans la vie, il y a deux choses : parler et agir. Ce joyau traduit les actes du bureau exécutif du Colonel Akpovy. »

Pour Justin Agbevo, du site togofoot.info, « ce bloc administratif et technique est la meilleure chose qui puisse arriver au football togolais en quête de dynamisation. » Et d’ajouter :

 » Sa réalisation caractérise la nouvelle ère de la fédération calquée sur une gestion à bon escient des fonds alloués par les partenaires. Plusieurs Comex se sont succédé à la FTF et n’ont pu doter le football togolais d’un tel joyau, je ne parlerai pas des gazons synthétiques et des projets infrastructurels futurs dont on a de petits échos déjà. Je pense, qu’au-delà de toute considération, qu’en toute objectivité, rien qu’à tenir aux actes palpables, il y a plus qu’une raison de féliciter la FTF et l’encourager, parce que les rails sur lesquels Akpovy et son équipe tentent de poser le football togolais augurent d’un lendemain radieux. Sans doute. »

Projets en perspective

Guy Akpovy rêve grand, et serait porteur d’un programme qui devrait complètement révolutionner le football national, axé sur le principe plus d’investissements, plus d’impacts. Tout en comptant sur les partenaires au premier rang la FIFA avec son programme forward 2, la FTF, d’après son président, aurait déjà défini de nouveaux objectifs stratégiques à court et à long termes pour la mise en œuvre de divers projets de développement visant à construire des infrastructures footballistiques, organiser des compétitions de la catégorie des jeunes et promouvoir le football féminin. En perspective, la FTF compte construire un terrain de football dans l’enceinte de son siège, et une piscine. Le projet phare attendu serait la construction d’un centre technique sur un domaine de 20 hectares en banlieue de Lomé, pour accueillir 4 terrains, une piscine, un hôtel de quatre étoiles pouvant assurer l’hébergement des équipes. L’espoir est permis.

Source : LA SYMPHONIE, N°168 du 26 août 2020

 

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