Quand Cyrille Ametepe immortalise la mémoire d’un géant du siècle

Les hommes ont accès aux héros du passé grâce au pouvoir d’immortalité que possèdent les écrivains. De Cléopâtre à Anne Zinga, D’Achille à Samori Touré, de Soundiata Keïta à Alfa Yaya, le roi du Labé…, tous ces noms ont traversé des siècles et des millénaires par le nectar des génies de l’écriture.


Grâce aux pages laissées, nous nous gavons à foison de la magnanimité, de l’intelligence, de l’altruisme et du courage de ces personnages, hommes comme nous mais, plus grands voire divins. Descartes a su si bien glisser ces mots illustratifs dans son discours de la méthode : « La lecture de tous bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée, en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées ».


Dans les sillons cartésiens, Cyrille Ametepe expose un récit intitulé “Hamed Bakayoko, un destin inachevé”, exposé dans un livre publié aux Éditions Continents. Le jeune auteur togolais résidant aux Etats-Unis vient de rejoindre ainsi le beau prytanée de ces écrivains qui ont scellé leur immortalité grâce à leurs livres. Ceux-ci ne font pas dans “le culte du moi”, mais comme Platon, produisent des chants sur d’autres qui durent toute une éternité.
Cyrille Ametepe en témoin de son époque, en précieux témoin de l’ascension fulgurante d’un “self-made man”, vient de léguer au public admirateur de l’homme d’Abobo, Hamed Bakayoko, une belle épitaphe littéraire.


Dans une floraison de faits et de vérités historiques, ce consultant en gestion de risques d’incendie et désormais écrivain, Cyrille Ametepe, a retracé dans de belles pages la vie d’un homme qui a cru en ses capacités malgré les vicissitudes et les incertitudes de l’existence pour se bâtir une brillante carrière, une personnalité, avant de se tailler une image de référence. La lecture de ce livre, frôlant l’élégie, questionne, conseille et montre une voie de combattant au lecteur.


Comme le stipule l’auteur dans les premières pages du livre, l’ouvrage n’est pas un guide de développement personnel. C’est plutôt le récit d’un observateur d’une personnalité de son époque. Et oui, bien évidemment, le personnage d’Hamed Bakayoko ne laisse personne indifférent. Le parcours de l’homme fascine, son charisme séduit et son altruisme fait l’unanimité. Développant une soif de connaissances, l’homme d’Abobo est décrit dans l’ouvrage comme un homme plein de probité, atteint d’une excitation des affections convenables à un humaniste. Ce vif témoignage de Cyrille Ametepe fait de ce livre un canal de réflexions sur le respect dû à la mémoire de ce grand homme.

L’auteur, dans un langage accessible à tous, a eu la géniale inspiration, pour rendre immortel l’illustre disparu Hamed Bakayoko, de recueillir les vibrants témoignages de différentes personnalités après que Hambak a rejoint le repos éternel. Des grands noms politiques comme les présidents Ouattara, Faure, Kaboré entre autres, d’éminentes personnalités médiatiques et artistiques à l’instar d’un Alpha Blondy ou d’un Koffi Olomide, ont transposé leurs larmes sur des mots touchants et élégiaques, que le lecteur pourra découvrir dans ce bel ouvrage.


‘’Hamed Bakayoko, un destin inachevé’’, ce livre traversera des siècles et perpétuera le nom de ce grand homme dont la mémoire est criblée de tonnes de témoignages sincèrement dithyrambiques. Ce livre clame la grandeur d’un homme qui a vécu parmi nous, comme le fit Homère pour Achille dans ” l’Iliade”.


Le plaisir que procure la lecture de ce livre, les émotions qu’il suscite et les leçons de vie qu’il enseigne en font un beau joyau littéraire à conseiller à tous les férus de lecture, à tous les épris de la politique et à tous les admirateurs, et même des détracteurs de celui qu’on désignait dans la communauté humaine par Hamed Bakayoko.

       Passages choisis
  • “L’homme qui ne peut pas lutter pour se construire, n’est digne d’aucune attention ou de pitié. Mais avant de se battre pour réussir, il faut d’abord avoir un rêve”… Page 17

  • -24- “L’enfance fonde chaque individu. Celle de Hamed Bakayoko s’est traduite dans ses œuvres les plus abouties et les plus célèbres”. Page 24
  • ‘’Attaché à la promotion de la démocratie et de liberté d’opinion, Hamed Bakayoko en a payé le prix. En février 1994, en tant que directeur de publication, il a été condamné à un an de prison ferme… ‘’Page 27
  • ‘’Hamed Bakayoko possédait une compétence remarquable et appréciable. Servir son mentor et relever les défis de son prédécesseur en toute dignité étaient ses crédos. Il ne se prenait pas pour le plus intelligent. Il ne frustrait personne avec les décisions qu’il prenait…’’ Page 34
  • “Un homme d’État hors pair, dévoué à la tâche et rigoureux au travail s’en est allé”… Page 69
  • ” Les grands hommes ne naissent pas dans la grandeur, ils grandissent “… Page 129

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